vendredi 31 octobre 2008

I ALWAYS HAD A VOICE BUT NOW I AM A SINGER (Café de la Danse – 28 octobre 2008)

Un homme timide limite autiste, le tout saupoudré d’un univers poétique mêlant humour, cynisme et mélancolie.

Arrivée en retard comme à mon habitude, me voilà en compagnie de deux amies pour assister au concert de Teitur. Speedées par le temps et l’angoisse de ne pas être assises, on se précipite passage Louis Philippe qui donne sur la fameuse rue de Lappe. On se présente au guichet, on récupère nos places. J’ai un « crush » pour le lieu. La salle, bien située au cœur de Paris près de Bastille, offre un cadre parfait pour découvrir de nouveaux talents : une structure en théâtre qui rappelle la salle de Chaillot, on est assis, patients et l’oreille tendue. Nous arrivons donc à poser nos fripes et nous mêmes sur des marches, nos places sont excentrées mais proche de la scène. Véritable coup de bol puisqu’on arrive pendant Dawn Kinnard et que la salle est plongée dans le noir. C’est frais, elle a une allure très Duffy (cheveux blonds décolorés, tailleur 60s rouge) et une voix un peu à vif, très écoutable mais « déjà vu ». A la pause les lumières se rallument, ambiance feutrée, public très calme. La formation de musiciens reste la même, sauf que la voix est celle de Teitur. Il arrive tout recroquevillé, avec un pantalon trop large qu’il remontera plusieurs fois pendant son show, un gilet et une chemise très simple. Il enchaîne les chansons, avec des prises de paroles un tantinet chétives « if you play in major it’s cool but in minor it’s sad » (si vous jouez en majeur c’est cool, dynamique mais en mineur c’est tout de suite triste). La force de cet insulaire (originaire des îles Feroes) est de revisiter des sujets parfois lourds sans les rendre pathos… Il dédicace une des premières chansons à un ami musicien décédé il y a trois ans. La chanson semble évoquer un mec paumé que ses proches n’arrivent plus à aider, un peu dur et personnel. Pourtant le rythme est là et cette voix qui part dans tout les sens… Parfois on sent des longueurs car les chansons sont très longues et les changements de rythme au sein même des chansons sont bizarres, mais la voix si particulière (il me rappelle Rufus Wainwright) charme mes oreilles me faisant oublier tout le reste. Le concert se finit sur les deux chansons que je connais le mieux : The Singer qui parle d’un chanteur qui ne comprend pas ce qui lui arrive et Catherine The Waitress (premier single) qui ne laisse personne indifférent, on tape dans les mains, on gesticule assis sur nos petites marches. Glas de la fin, il s’en va comme il est arrivé tout timide, les yeux vissés au sol. Roulement de tambour, le sol vibre, le groupe revient pour un titre en danois ou islandais. Trop mignon ça me rappelle l’Islande. C’est la fin, c’était un bon moment, c’est à revoir.

Myspace : www.myspace.com/teitur

1 commentaire:

Élodie a dit…

Commentaire super construit, j'avoue. J'aime sa musique, y'a pas à chier :)

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